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Box Office

Vu sur ce bon vieux Koreus ; un timelapse panoramique du film Fenêtre sur cour d’Alfred Hitchcock. Jolie performance de Jeff Desom, qui a disséqué le film pour le remonter en une vue panoramique. Reprenant le déroulement chronologique du film, bref chapeau bas au monsieur. Plein écran vivement recommandé pour regarder la vidéo. Enjoy !

Sources : Koreus, Viméo

EDIT : la vidéo a été supprimée de Viméo, cependant elle est toujours dispo sur Koreus (lien direct vers la vidéo juste au dessus).

Bon ça fait un bail que j’ai pas causé cinéma ici, il est grand temps d’y remédier ! Donc je vous propose de découvrir deux films pour bien débuter la semaine, Chronicle et John Carter.

Tout d’abord, Chronicle réalisé par Josh Trank. Après être entré en contact avec une roche inconnue, trois lycéens commencent à développer des aptitudes hors du commun. Le film suit donc ces trois lycéens, aussi bien à travers l’apprivoisement de leurs nouveaux pouvoirs que de leur quotidien. Très rapidement, le déroulement du film va se focaliser sur un des trois personnages : Andrew. Pas de bol pour lui, son quotidien tient plus du cauchemar que de la banale crise d’ado. C’est justement la combinaison de ces éléments qui va piloter le déroulement du film, et faire d’Andrew une véritable allégorie de l’addiction et de la colère. Nos trois jeunes acteurs nous gratifient d’une prestation juste et convaincante, l’écueil du teen movie est évité ! Le tout est filmé caméra à l’épaule de façon à nous faire croire que c’est Andrew qui filme, renforçant ainsi l’immersion du spectateur dans l’histoire. L’univers très sombre dans lequel on se retrouve plongé, a tout de la descente aux enfers façon Requiem for a Dream. À ceci près que la drogue est remplacée par l’ivresse de la puissance, offrant un point de vue tout à fait inédit sur l’addiction.

Parlons ensuite de John Carter : avant de parler du film, il y a un petit détail qu’il peut être bon de connaître. Loin d’être une idée originale, c’est en fait l’adaptation du Cycle de Mars du romancier américain Edgar Rice Burroughs. John Carter fait sa première apparition dans All-story Magazine en 1912, le récit étant originalement titré Under the Moons of Mars. Les histoires ont été ensuite rééditées, à partir de 1917, sous forme de romans qui formeront le Cycle de Mars et retitrées : Une Princesse de Mars, Les Dieux de Mars et Le Seigneur de la Guerre de Mars. Voilà pour les origines. Maintenant parlons un peu plus du film, réalisé par Andrew Stanton avec Taylor Kitsch dans le rôle principal. Nous voilà donc propulsé dans un monde de SF, qui se teinte très rapidement de fantasy. Les autochtones parlent de Barsoom et non de Mars, sont dotés de deux paires de bras pour certains, ce qui doit être bien pratique. Les uns voyagent à dos de vaches octopodes et les autres sur d’étranges, mais néanmoins splendides, navires volants. Bref le dépaysement est total, l’intrigue est plus classique. Notre héros se retrouve ballotté entre les différents camp – au passage il découvre les joies de la gravité réduite, le gars y avait déjà pensé en 1912 !? – fait l’objet de toutes les convoitises et se voit investi de la mission de sauver un monde à l’agonie. Original donc, mais, ho joie, tout cet empilement plus ou moins stable est plutôt bien mené. Ils ont même réussi à nous faire une romance pas trop ridicule, quoique téléphonée. Ce que j’ai trouvé d’assez bluffant, c’est d’imaginer qu’une histoire de près d’un siècle puisse nous offrir un tel film, car sans être LE film du mois, il présente la qualité non négligeable d’offrir un divertissement de qualité. De mémoire le prochain épisode est prévu pour 2014, donc wait & see !

J’en profite pour vous signaler que ce mois-ci nous avoisinons les 500 visites ! Qui sait, peut être que demain nous passerons la barre !

Bonsoir bonsoir !! Heure tardive, journée … mauvaise ou presque, bref je ne vais pas vous faire de la grande littérature ce soir. Malgré tout j’avais envie de nourrir un peu ce blog et surtout d’y causer un peu cinéma, pas de critique ce soir – d’abord je suis trop fatigué et en plus je vais parler de films que je n’ai pas encore vus – mais plutôt un petit tour d’horizon rapide des programmations actuelles et à venir. (Liens vers les bandes annonces dans les titres !!)

Commençons par ceux déjà sorti :

  • Les Hommes libres (28/09) : 1942, Paris est occupée par les Allemands. Younes, un jeune émigré algérien, vit du marché noir. Arrêté par la police française, Younes accepte d’espionner pour leur compte à la Mosquée de Paris. La police soupçonne en effet les responsables de la Mosquée, dont le Recteur, Si Kaddour Ben Ghabrit, de délivrer de faux-papiers à des Juifs et à des résistants.
    A la mosquée, Younes rencontre le chanteur d’origine algérienne Salim Halali. Touché par sa voix et sa personnalité, Younes se lie d’amitié avec lui. Il découvre rapidement que Salim est juif. Malgré les risques encourus, Younes met alors un terme à sa collaboration avec la police. Face à la barbarie qui l’entoure, Younes, l’ouvrier immigré et sans éducation politique, se métamorphose progressivement en militant de la liberté.

Réalisé par Ismael Ferroukhi avec Tahar Rahim et Michael Lonsdale tous deux césarisé en 2010, depuis que je suis allé voir des films tels que Le Discour d’un Roi, We Want Sex Equality ou encore Des Hommes et des Dieux, je suis devenu friand de réalisation s’inspirant de fais d’histoire un peu méconnu. Par ailleurs le casting semble prometteur et je ne me ferais pas prier pour aller me régaler du jeu de Michael Lonsdale.

  • Et maintenant on va où ? (14/09) : Sur le chemin qui mène au cimetière du village, une procession de femmes en noir affronte la chaleur du soleil, serrant contre elles les photos de leurs époux, leurs pères ou leurs fils. Certaines portent le voile, d’autres une croix, mais toutes partagent le même deuil, conséquence d’une guerre funeste et inutile. Arrivé à l’entrée du cimetière, le cortège se sépare en deux : l’un musulman, l’autre chrétien.
    Avec pour toile de fond un pays déchiré par la guerre, Et maintenant on va où ? raconte la détermination sans faille d’un groupe de femmes de toutes religions, à protéger leur famille et leur village des menaces extérieures. Faisant preuve d’une grande ingéniosité, inventant de drôles de stratagèmes, unies par une amitié indéfectible, les femmes n’auront qu’un objectif : distraire l’attention des hommes et leur faire oublier leur colère et leur différence. Mais quand les événements prendront un tour tragique, jusqu’où seront-elles prêtes à aller pour éviter de perdre ceux qui restent ?

Réalisé par Nadine Labaki, coup de coeur pour la bande annonce qui m’a instantanément donné envie de voir le film !

  • We need to talk about kevin (28/09) : Eva a mis sa vie professionnelle et ses ambitions personnelles entre parenthèses pour donner naissance à Kevin. La communication entre mère et fils s’avère d’emblée très compliquée. A l’aube de ses 16 ans, il commet l’irréparable. Eva s’interroge alors sur sa responsabilité. En se remémorant les étapes de sa vie avant et avec Kevin, elle tente de comprendre ce qu’elle aurait pu ou peut-être dû faire.

Avec Tilda Swinton, vu dans Constantine ou encore Narnia, bien que je ne pense pas citer ses meilleurs film, mais ce sont les seuls que je connais pour le moment désolé ! Ils sont cependant suffisant pour avoir un aperçu du talent de cette actrice que j’espère mieux découvrir à travers ce film.

A venir :

  • Un monstre à Paris (12/10) : Dans le Paris inondé de 1910, un monstre sème la panique. Traqué sans relâche par le redoutable préfet Maynott, il demeure introuvable… Et si la meilleure cachette était sous les feux de « L’Oiseau Rare », un cabaret où chante Lucille, la star de Montmartre au caractère bien trempé ?

Deux belles voix réunis dans un film d’animation se déroulant à Paris au cœur de la belle époque, donnant naissance au passage à un album qui a l’air fort sympathique. Quoi de mieux pour s’offrir 85 minutes d’évasion en musique ?

Sources : Allociné.fr

! Attention : l’article qui suit spoil* certains éléments du film. !

*Spoil : En anglais le mot spoiler (du verbe to spoil qui signifie gâcher, abîmer) possède plusieurs significations. Il est en particulier employé pour désigner un document ou un texte qui dévoile tout ou partie de l’intrigue d’une œuvre (livre, film, jeu vidéo) et donc gâche le plaisir et la surprise de la personne de découvrir l’œuvre par elle-même (par exemple, un résumé qui raconte la mort d’un personnage principal d’un film). (source : wikipédia)

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Bonjour tout le monde ! Aujourd’hui parlons un peu de cinéma, après tout ça fait longtemps que je ne l’ai pas fait et puis c’est un sujet où il est rare que je n’ai rien à dire. Pour commencer, je vais vous parler d’un film en particulier ou plutôt d’un héros : Captain America. Plus tard je ferais peut être un article plus généraliste, mais l’idée est encore en gestation.

Le présent article s’attachera à parler du Captain tel qu’il est présenté dans le film Captain America : the first avenger – tout en s’appuyant partiellement sur les comics – l’histoire du personnage étant sujette à certaines variation du fait de l’adaptation.

Origines

Né en décembre 1940 du pinceau de Jack Kirby (Les Quatres Fantastiques, Hulk et les X-Men notamment) et de l’imagination de Joe Simon, pour Timely Comics qui deviendra plus tard Atlas Comics et finalement Marvel Comics de nos jours. Créé consciemment comme une figure de propagande nationaliste à une époque où les heures les plus sombres étaient encore à venir, il fait sa première apparition dans Captain America Comics #1 en mars 1941. Difficile d’imaginer une meilleure corrélation entre le héros et son époque tant fictive que réelle.

L’homme

Côté comics, voici ce que l’on peut apprendre sur Steve Rogers : né en 1917 du coté est de Manhattan, il a grandit pendant la grande dépression et Son père (un alcoolique chronique) meurt pendant son enfance, sa mère décèdera d’une pneumonie durant sa dernière année de lycée. Il sera souvent protégé par son ami Arnie Roth durant sa jeunesse. Adulte chétif, Steve Rogers ne désire qu’une seule chose : s’enrôler dans l’armée pour combattre le nazisme. Malheureusement pour lui les médecins militaires le réforment car le jugeant de constitution physique insuffisante, cependant sa détermination est telle qu’il fera plusieurs tentatives d’enrôlement sous différentes identités. Il finira par se faire remarquer par un général, qui lui proposera de participer à une expérience secrète : tester le sérum du super soldat mit au point par le professeur Erskine.

Le film quand à lui, revisite très partiellement la biographie du jeune homme, il n’y est pas question d’Arnie Roth mais de James Barnes – surement un ami d’enfance, en tout cas ils ont l’air très proches – et c’est le professeur Erskine lui même que l’enrôlera dans le programme visant à créer des super soldats. Par ailleurs, lors de l’une de ses tentatives pour s’enrôler, il indiquera au médecin militaire que sa mère travaillait dans un pavillon pour tuberculeux, elle décèdera alors après avoir contracté la maladie durant l’enfance de Steve Rogers.

Du côté de la personnalité de Steve Rogers le film n’apporte aucun changement, doté d’un esprit combatif mais pas belliqueux pour autant, d’un grand sens des responsabilités et d’une volonté hors norme, il n’hésitera pas à endurer la brutalité de ses adversaire pour des causes qu’il considère justes. Lorsque le Pr. Erskine lui posera la question : « Est-ce que vous voulez tuer des nazis ? », il expliquera qu’il ne souhaite tuer personne mais qu’il ne supporte pas les brutes quelque soit leurs origines.

Le Héros

Les débuts de Steve en tant que Captain America sont peu enviables, transformé en outil de propagande par un sénateur peu scrupuleux, mais assez imaginatif malgré tout, et désapprouvé par son supérieur militaire. Il arpentera dans un premier temps les scène des principales villes des Etats Unis, incitant la population à faire des donations pour soutenir l’effort de guerre, entouré d’une troupe de danseuses aux couleurs de la patrie et lui dans le premier costume du Captain. Lassé d’être utilisé de la sorte, il ira se jeter dans la gueule du loup, au secours de son ami James. Il accomplira alors son premier acte héroïque en sauvant 400 prisonniers des griffes des nazis, troquant définitivement les paillettes et les froufrous contre un nouveau bouclier, une moto mais surtout le respect et l’admiration des autres soldats. Dès lors, le flamboyant Captain America est au centre de toutes les attentions, véritable fer de lance des offensives américaines.

Malgré cette ascension fulgurante au statut de surhomme, Steve Rogers restera un homme simple et bon comme un écho à la mémoire du Pr. Erskine. C’est ce point précis qui fait du Captain un héros réellement à part, en effet il semble dénué d’une part d’ombre qui définit la plupart de ses confrères ; la vengeance pour Spiderman, l’immaturité de Green Lantern ou encore la culpabilité chez Iron Man. Il est ainsi le seul héros, de comics, à être fondamentalement bon et désintéressé. On aime ou on aime pas, mais là n’est pas la question.

Le mot de la fin

Je ne vous parlerais pas du scénario ici, sachez juste que j’ai été agréablement surpris par celui-ci, fluide et bien mené du début à la fin au contraire de Green Lantern vu quelques temps auparavant et qui m’avait franchement déçu. J’ai mis plus de temps que prévu à rédiger cet article, il sort donc assez longtemps après la sortie du film en salle, mais sachez qu’il est encore à l’affiche dans pas mal de grandes salles. N’hésitez pas à me faire part de vos retours – via les commentaires – si vous l’avez déjà vu ou comptez le voir. Sur ce, bonne semaine à tous !!

Hop hop hop et un p’tit indice pour l’article qui mûrit gentiment en ce moment même !!

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